- Avant d'être à lui, j'étais un chat un peu pommé... un peu à tout le monde, un peu à personne. Un chat de gouttière qui se balade, par ci, par là, et qui fuit loin, très loin aux premières embrouilles. Un chat qui vit sans se prendre la tête, qui s'interdisait de s'attacher à un mec, et qui considérait les copains potentiels presque comme des ennemis numéro 1.
Pourquoi ?
Parce que les mecs, c'était tous des salauds...ils finissent toujours par retourner leur veste, un jour ou l'autre.
L'amour et tous ses trucs là, j'avais fait une croix dessus, j'y croyais plus, ça servait à rien de croire à l'impossible. C'était juste bon pour les autres, et à voir dans les films.
Mais, lui, il est rentré dans ma vie, comme ça, petit à petit, mine de rien, style de rien, et je me suis habituée à lui... à lui parler, à ressentir ce besoin urgent de lui parler de tout et de rien, à ressentir le vide de son abscence, et la nécessité de le voir autant que possible, même si c'est pas toujours simple.
Mais lui, il m'a appris à rester, il a fait l'effort de m'adopter, il a fait de moi un chat de salon.
Alors moi, je veux bien rester dans son salon aussi longtemps qu'il voudra de moi, parce que je ne peux plus me passer de lui. -